|
| Les points de vue |
 |
Point de vue février 2012 : Les voeux du Club d'Entreprises de Cornouaille
|
30/01/2012
|
Message personnel :
Aux médias:
Arrêtez de "plomber" l'ambiance et le moral des français en nous abreuvant en permanence de mauvaises nouvelles toutes plus anxiogènes les unes que les autres.
Mettre régulièrement le projecteur sur des succès, des réussites, des actions positives, permettrait peut-être de rétablir un équilibre aujourd'hui compromis et contribuerait probablement à remonter le moral des "troupes".
Aux élus, locaux et nationaux:
Faites des économies dans vos actions quotidiennes et arrêtez de dépenser plus que vous gagnez.
Comment avez-vous pu depuis 30 ans emprunter impunément et détériorer nos finances publiques à tel point qu'aujourd'hui l'essentiel des ressources du pays passe dans le remboursement de la dette ?
Comment n'avez-vous pas eu le réflexe de gérer en "bon père de famille" qui en face de ses recettes gère ses dépenses et essaye en plus d'épargner?
Arrêtez enfin d'avoir recours à des taxes et prélèvements tous plus lourds les uns que les autres qui alourdissent les comptes des entreprises et détériorent leur compétitivité. Mettez enfin votre énergie pour encourager et libérer l'esprit d'entreprendre.
La bonne santé de nos entreprises contribuera à financer vos projets sociaux et vos équipements divers . Mais ne mettez pas "la charrue avant les bœufs" en faisant l'inverse, dépenser d'abord et ensuite présenter l'addition en alourdissant de plus en plus la fiscalité.
Aux institutions financières:
Arrêtez de jouer au Casino et essayez de financer plutôt l'économie réelle que l'économie virtuelle.
Aidez les petites et moyennes entreprises à se développer et à investir.
C'est le seul moyen de permettre à l'économie d'avancer, et à l'emploi de se développer.
Le risque de défaillances d'entreprises existe naturellement, il est certes plus élevé que de tout placer sur le livret A, mais il faut peut-être inventer une banque spécialisée, mutualisant des fonds publics et privés venant de divers acteurs, qui pourrait donner un coup de pouce significatif aux entrepreneurs et endiguer l'asphyxie du système découlant de la frilosité des banques traditionnelles qui doivent aujourd'hui soigner leurs fonds propres et leurs ratios.
Aux administrations:
Essayez d'être des facilitateurs de création et d'esprit d'entreprise plutôt des facteurs quotidiens de complication qui nous éloignent de notre préoccupation première : trouver et servir nos clients.
Le respect des règles est bien entendu nécessaire mais simplifions quand cela est possible et ne mettons pas trop de bâtons dans les roues à ceux qui veulent avancer.
Charger quotidiennement un peu plus le sac à dos d'un coureur de fond ne lui permettra pas de gagner le marathon!
Aux Français enfin:
Arrêtez de vous plaindre et de râler, nous avons un beau pays, généreux et démocratique, et nous avons besoin des énergies de tous pour appuyer sur l'accélérateur et non sur le frein.
Prenez le temps de regarder ce qui se passe dans d'autres pays, moins gâtés, et vous relativiserez vos petits "bobos" et votre situation.
2012 sera peut-être une année difficile mais si nous baissons les bras le résultat sera encore pire.
Alors, retroussons nos manches, courage et bonne année!
|
|
Point de vue avril 2011 : Pourquoi la proposition de lier Dividendes et Salaires est-elle démagogique ?
|
11/04/2011
|
|
Démagogie ? Manque de courage ou de réalisme ?
"Le chef de l'Etat propose de lier dividendes et « prime » pour les salariés"
voir http://www.lesechos.fr/economie-politique/fran/actu/0201288205060.htm?xtor=RSS-2010
Je ne suis pas opposé à ce qui est envisagé, pour autant que la réciprocité s'exerce : quand les dividendes diminuent, .....
De même, dans ce cas pourquoi ne corrigerait-on pas les cas où les salaires sont payés normalement et où aucun dividende n'est versé aux actionnaires ?
Pas sûr que ce soit dans l’esprit de ce qui est prévu !
Etre salarié et actionnaire sont 2 statuts différents, avec des devoirs et des avantages différents, mais cohérents dans l’ensemble :
- Actionnaire
* Engagement durable ; en particulier dans les entreprises non cotées, où la liquidité de la participation est faible
* Risque important sur l'engagement financier : possibilité de perte importante voire de disparition du placement effectué ; en cas de difficulté, les créanciers ordinaires sont prioritaires par rapport aux actionnaires
* En contrepartie, perspectives de plus-value importante à long terme
- Salarié
* Engagement à court terme : n'importe quel salarié (voire tous) peut quitter son entreprise en 2 à 4 mois selon le poste occupé, ce qui peut créer parfois de sérieuses difficultés pour l’entreprise donc l’ensemble des salariés qui en font partie
* Risque financier faible : les obligations de l'employeur imposent de respecter des salaires minimaux, qui augmentent chaque année
* Lien faible (c'est voulu) avec les résultats de l'entreprise : ce lien se fait à travers la participation des salariés (entreprises de plus de 50 personnes), et dans certaines entreprises à travers l'intéressement et les parts variables de rémunération
Globalement, les variations se font de la façon suivante :
- résultats de l'entreprise : variations très importantes (résultat net comptable fréquemment entre -5% et +7% du chiffre d'affaires)
- retour pour l'actionnaire (dividendes et plus ou moins-value à la revente) : variations importantes
- versements aux salariés (salaires + participation + intéressement + indemnités, ...) : variation atténuée (amortie) par rapport aux 2 autres points ci-dessus
A noter les propos exacts du chef de l'Etat :
"Je ne peux pas accepter que pour les entreprises du CAC 40 on ait pu distribuer plus de 40 milliards d'euros de dividendes pour les actionnaires et que, en même temps, on explique qu'il n'y ait pas d'argent pour les salaires"
Mais (voir http://www.ricol-lasteyrie.fr/doc/CAC%2040/Communique%20de%20presse%20CAC%2040%20Vdef.pdf PRESENTATION DU 4ème « PROFIL FINANCIER DU CAC 40 », Ricol Lasteyrie, 28/06/10) :
- Les charges de personnel des mêmes entreprises représentent environ 210 milliards d'euros.
- Les actionnaires ont également investi 24 milliards d’euros apportés aux entreprises du CAC 40 en 2009, le plus souvent pour leur permettre de renforcer leurs fonds propres.
- Les résultats nets des sociétés du CAC 40 ont reculé de 18,7 % en 2009 après un recul de 40,7 % en 2008.
Le genre de communication de l'article déforme la réalité et nuit beaucoup à l'image des entreprises. On est proche de la calomnie !
Quant aux "actionnaires" : il y a environ 8 millions d'actionnaires en France, bon nombre parmi nous et nos collaborateurs le sont sans doute à titre individuel.
Beaucoup d'amalgame donc dans le discours politique...
Didier Margerand,
Président ENAG Quimper
Vice Président du Club d'Entreprises de Cornouaille
|
|
Point de vue Mars 2011 : Le Club d'entreprises de Cornouaille propose d'inscrire la diminution du nombre de lois dans la constitution
|
24/02/2011
|
Depuis de nombreuses années, l'état Français crée des lois toujours plus nombreuses, dont beaucoup concernent la législation sur le travail.
Cela complique le plus souvent la vie des entreprises.
A un moment de notre histoire où on observe une perte de compétitivité de l'industrie française, due pour l'essentiel à un coût main d'oeuvre - charges comprises - trop élevé, il faut se poser la question : Comment alléger les charges avant tout ?
Un bel exemple du poids exhorbitant de l'administration, financée en grande partie par les entreprises, se résume en examinant la complexité croissante des fiches de paies des salariés ces dernières années :
Nombre de lignes pour un cas type hors cadre : Entre 1998 et 2009, le nombre de lignes sur une feuille de salaire est passé de 3 à 5 pour la partie salaire, et de 17 à 26 pour les retenues, soit un total qui a augmenté de 20 à 31.
Soit + 55% en 11 ans !!!
Globalement, c’est principalement lié aux conséquences de l’évolution de la législation sur le temps de travail : des lois qui modifient, puis des lois qui compensent plus ou moins les modifications initiales.
Pour arrêter cette frénésie, le Club d'entreprises de Cornouaille suggère de faire inscrire dans la Constitution Française que, pendant 10 ou 20 ans, toute nouvelle page de loi ne puisse être votée que si au moins 2 autres sont supprimées concomitamment.
|
|
Point de vue février 2011 : Le coût de l'administration explique en grande partie le manque de compétitivité de la main d'oeuvre des entreprises Françaises
|
21/02/2011
|
Article paru dans les Echos en février 2011
Ravivé par la crise de la dette souveraine européenne, le débat sur le poids de l'administration dans l'économie des pays revient en force. L'emploi public représente 12 % du PIB en France, contre 7 % en Allemagne. Massimo PRANDI, Journaliste
François Fillon est l'un des partisans les plus convaincus de la convergence fiscale et sociale en Europe comme principal moyen pour sortir de la crise de la dette souveraine de la zone euro. A ce propos, le dernier rapport élaboré par le Centre d'analyse stratégique (CAS), le think tank directement rattaché au Premier ministre, lui offre une précieuse matière de réflexion. Les économistes du Centre ont comparé le poids de l'emploi public en France à celui de plusieurs pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans l'Hexagone, le nombre de fonctionnaires pour 1.000 habitants en 2008 était comparable à celui du Royaume-Uni mais très supérieur à ceux de l'Allemagne et de la Grèce (50 emplois publics pour 1.000 habitants). La part de l'emploi public en France est supérieure également à ce que l'on observe au Portugal, en Espagne, aux Pays-Bas et en Italie. Des pays où le « taux d'administration » est de l'ordre de 60 fonctionnaires par 1.000 habitants. Ce ratio est relativement stable depuis quinze ans pour l'ensemble des pays analysés. Une seule exception : le Royaume-Uni, où « le taux a très fortement diminué », indiquent les experts. L'écart entre la France et bon nombre des pays de la zone euro se maintient si l'on considère le poids de l'emploi public dans l'emploi total en 2008. La fonction publique française occupait alors 22 % de la population active employée. Un pourcentage plus proche de ceux des pays nordiques que de ceux de l'Allemagne et des Pays-Bas (un peu plus de 10 %). La France faisait alors moins bien que le Luxembourg, l'Autriche, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Grèce et l'Irlande, dont les taux correspondants étaient proches ou inférieurs à 15 %. Allemagne plus vertueuse La photographie des rémunérations est plus nuancée. Les traitements et les salaires des fonctionnaires hexagonaux en 2008 représentaient un peu plus de 12 % du PIB. Un ratio comparable à ceux du Portugal et de la Belgique et légèrement supérieur à ceux de la Grèce, de l'Irlande, de l'Espagne ou encore de l'Italie. L'Allemagne apparaît comme la plus vertueuse de la zone euro avec un taux de 7 %. Néanmoins, la situation s'améliore depuis quinze ans, reconnaît le CAS. « La part des rémunérations publiques dans le PIB est en sensible diminution en France. Cette évolution coïncide avec celle observée chez la plupart de nos partenaires européens et dans les pays de l'OCDE », concède le rapport. Loin derrière le Danemark Comme partout dans l'OCDE, en France, l'éducation, la santé et la protection sociale sont les fonctions qui mettent en oeuvre les moyens humains les plus importants. Mais voilà, « la France est en position moyenne basse pour son taux d'administration dans l'éducation avec 30 emplois publics pour 1.000 habitants », résume le Centre. La France est loin derrière le Danemark, le Royaume-Uni ou la Suède qui« mobilisent des moyens considérables ». A contrario, « la France est en position moyenne haute pour l'emploi total (public et privé) dans la santé et l'action sociale avec 50 agents pour 1.000 habitants ». Autant qu'en Allemagne, en Irlande. Ici la convergence marche mieux.
M. P., Les Echos
|
|
Point de vue novembre 2010 : Soutien à l'implantation de la CCI régionale à Brest par l'Association des Clubs Economiques de Cornouaille
|
13/11/2010
|
Communiqué presse du 12 novembre 2010
l'Association des Clubs Economiques de Cornouaille - composée du . Club d'Entreprises de Cornouaille, . l'Association des Créateur d'Entreprises de Cornouaille (l'ACECOR), . l'Association Jeunesse et Entreprise 29 (AJE 29), . le Centre des Jeunes Dirigeants section Cornouaille (CJD), . Les Dirigeants Commerciaux de France section Cornouaille ( DCF), . le réseau Entreprendre Bretagne section Finistère, soit plus de 400 Entreprises, considère qu'il serait judicieux de soutenir publiquement l'idée de l'implantation de la CCI régionale à Brest plutôt qu'à Rennes, comme cela est le cas aujourd'hui.
En effet, la réforme institutionnelle adoptée récemment prévoit de transférer à court terme une grande partie des pouvoirs des CCI locales vers une CCI régionale.
Les chefs d'entreprises de Cornouaille connaissent en effet tous le chemin de Quimper à Rennes pour avoir participé à des réunions dans lesquelles les Rennais nous accueillent souvent après nos 2 heures 15 de route comme si nous étions à égalité sur ce point...
La proposition de la CCI de Brest d'accueillir la future CCI régionale nouveau modèle nous semble intelligente car participant d'un répartition judicieuse des centres de décisions sur notre territoire.
Nous sommes déjà suffisamment loin de tout pour ne pas manquer une belle occasion de rééquilibrer les choses.
De plus, nous avons la ferme conviction que le TGV à 3 heures de Paris pour Brest et Quimper ne sera que si les Finistériens mettent ensemble une grosse pression sur les politiques, accompagnée d'un "buzz" adapté, pour atteindre cet objectif.
Les 3 autres départements bretons sont bien sûr solidaires en apparence de nous dans ce projet mais le TGV à 3 heures, eux ils l'ont depuis longtemps !!
Malgré l'intervention de nos Elus finistériens, le Président de la région et le ministre des transports nous rassurent alors que 3h40 est vraisemblablement l'horaire qui sera le plus courant... ce qui ne fait pas le compte.
Seule solution pour raccourcir le temps de parcours entre Rennes et Brest et Rennes et Quimper : supprimer les passages à niveau, ce qui permettrait de maintenir une vitesse constante pour les TGV et non de ralentir en permanence à leur approche, sans compter que chaque année il y a des accidents graves. Il en reste plus d'une centaine. Les supprimer coûte sans doute cher mais ce n'est rien par rapport à ce qu'a coûté le TGV de Paris à Marseille en 3 heures !!
Nous vous informerons donc régulièrement sur ce compteur simple à suivre, le nombre de passages à niveau restant, seul moyen de mesurer la volonté réelle du gouvernement pour réaliser l'objectif de 3 heures entre Paris et la pointe Bretonne.
Une CCI régionale à Brest nous permettrait certainement de nous exprimer sur ce sujet vital pour notre avenir.
Daniel CHAMPS Porte Parole
|
|
Point de vue Août 2010 : Déficit de l'état : Une autre façon de calculer plus réaliste qui fait peur
|
26/07/2010
|
Dans toute entreprise privée, l'un des ratios les plus connus est le Résultat net / CA. D'une façon analogue, il me semble que pour l'Etat, un ratio est essentiel est Total dépenses / Total recettes. Je pense aussi que la plupart d’entre nous ne le connait ni même n'en a une idée approximative. Pourquoi ? Réponse : la désinformation. Nous avons tous en tête cette fameuse barrière de 3% du PIB pour le déficit public. Elle est pertinente, mais très trompeuse surtout quand on la franchit. Cherchez sur Internet "déficit public" ou analogue. Peu de chance de trouver le ratio dépenses / recettes. La Cour des Comptes examine régulièrement ces comptes et publie un rapport. Ainsi, récemment sur les comptes 2009 http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/104000248/0000.pdf Compte de résultat de l'Etat, pages 79 et 80 (en milliards €) - 337,6 Total charges nettes - 239,9 Total produits régaliens nets - -97,7 Solde des opérations de l'exercice Les charges dépassent donc les produits de 40,7% !!! C’est pour ainsi dire le RNC / CA de l'Etat : -40,7% en 2009 ; je crains le pire pour 2010 Ce ratio dans le passé était -25,0% en 2008 et -15,4% en 2007 -15% à -25% les années précédentes Pour trouver une année à l’équilibre, il faut remonter à 15 ou 20 ans ! Avec des ratios de cette nature, le retour à l’équilibre n’est pas pour 2012 ni même pour 2014, mais il me parait indispensable de participer à une pression sur les pouvoirs publics pour l’atteindre le plus vite possible. Aidons Bruxelles à nous aider !
Didier Margerand Dirigeant d'ENAG - Vice Président du Club d'Entreprises de Cornouaille
NB Distinguer : - Déficit « budgétaire » (= Etat) et - Déficit « public » (=Administrations publiques = Etat + Administrations de Sécurité Sociale (ASSO) + Administrations Publiques Locales (APUL) çàd les collectivités territoriales)
|
|
Point de vue juillet 2010 : Lettre ouverte au Maire de Langolen sur le projet d'unité de méthanisation de Daniel Barré
|
12/07/2010
|
A l'attention de Monsieur Didier Roignant, Maire de Langolen Monsieur Le Maire Le club d'entreprises de Cornouaille regroupe aujourd'hui 53 entreprises de toutes tailles, principalement des PME mais également quelques belles entreprises industrielles de notre région telles que Cummins, Armoric, Le Nouy, Cadiou, Novatech, Enag etc.... ainsi que les principales banques mutualistes (CMB, CA, CM) Globalement, nous représentons 10 000 emplois Cornouaillais. Ayant participé à la réunion publique du 2 juillet 2010 que vous avez organisée pour expliquer le projet d'unité de méthanisation porté par notre Ami Daniel Barré, je voudrai vous exprimer notre soutien sans réserves à ce projet. En effet, les arguments techniques qui nous ont été présentés lors de votre réunion nous ont convaincus sur le fond : - Bruit émis par l'unité d'un niveau très faible (idem 1 aspirateur...) - Pas d'odeurs (Cuves confinées) - Peu de camions supplémentaires (0.7% du trafic) générés par l'apport de boues d'entreprises agros de la région,auxquelles il faut de toutes les façons apporter des solutions sur ce point car elles constituent l'ossature de l'emploi, donc de la vie des habitants, dans le sud Finistère. - Récupération d'électricité et d'eau chaude : Au moment où l'indépendance énergétique de la Bretagne s'avère stratégique, ce point n'est pas neutre... - Création d'emplois (3). Ceci est très important car, comme le disait très justement Monsieur Le Maire de Briec, Président de la communauté de communes, les hommes qui travaillent génèrent forcément un peu de pollution, mais quand il n'y a plus d'hommes qui travaillent, il n'y a plus de pollution, mais il n'y a plus de vie non plus... - Atout supplémentaire pour pérenniser l'entreprise de Daniel Barré et de ses associés, dans un monde qui rejette toujours plus ses paysans alors que nourrir la planète sera le sujet majeur des années à venir. Tous ces arguments nous ont parus tellement cohérents que nous sommes restés interrogateurs et pantois devant ceux émis par les opposants au projet. Les peurs injustifiées, basées sur des rumeurs malveillantes, immobilier en baisse, pollution sonore et olfactive etc...nous ont semblées hors de propos. Les méthodes de chantage permanentes employées, affichages tous azimuts malveillants et insultants à l'égard d'un chef d'entreprise majeur de la commune, excellent camarade de surcroît, nous choquent et blessent les entrepreneurs que nous sommes. Non seulement le parcours du combattant pour faire aboutir le présent projet nous semble démesuré par sa complexité mais si en plus les habitants d'une commune ne soutiennent pas ceux qui prennent des risques pour leur fournir nourriture et énergie, où va t-on ? Un jour viendra où certaines campagnes seront laissées à l'abandon, ne dit-on pas que les paysans sont les jardiniers de la France, et il sera trop tard pour se lamenter. Nous comptons sur vous Monsieur Le Maire, ainsi que sur vos collègues, pour que ceci n'arrive jamais et vous remercions par avance de leur diffuser ce message. Très cordialement Daniel Champs Porte parole du Club d'Entreprises de Cornouaille
|
|
Point de vue décembre 2009 : Faire prendre conscience aux étudiants des attentes des chefs d'entreprises
|
23/12/2009
|
« Opération 1 jour 1 métier » A l'initiative du Club d'Entreprises de Cornouaille et du Rotary Club de Quimper, la 3ème édition de l'opération "1 jour 1 métier" a vu 179 étudiants de 1ère année de l'IUT Tech de Co de Quimper accueillis dans des entreprises par 70 tuteurs commerciaux seniors. Notre objectif était à cette occasion, rappelons le, de leur faire prendre conscience des attentes du monde du travail alors même qu'ils démarrent leur parcours universitaire et qu'ils ont eu leur bac voici 5 mois seulement. Avant leur stage, ils devaient adresser un mail de présentation de leur CV à leur tuteur. Chacun des 179 mails a fait l'objet d'une analyse personnalisée par les tuteurs. Si les étudiants ont pour la plupart été considérés comme motivés et sympathiques par ceux-ci, l'état des lieux est malheureusement un peu décevant pour la partie écrite, comme pour les 2 éditions précédentes. En synthèse, 1/3 des étudiants sont parfaits sur ce point et présentent un potentiel intéressant, 1/3 sont moyens, et on peut se demander comment le 1/3 restant a pu avoir son bac tant sa capacité de communication écrite est médiocre. Question d'éducation des parents probablement puisque ceux qui sont parfaits ont suivi les mêmes cours que les autres ? Reste que cette opération a permis à de nombreux étudiants de mieux comprendre pourquoi ils font des études et ce que les chefs d'entreprises attendent de leurs collaborateurs. Nombreux sont ceux qui ont bien intégré que la fonction commerciale est vitale pour l'entreprise dans un environnement bousculé par la crise économique. Ils ont enfin compris, il faut l'espérer, que, faute d'une communication écrite adaptée aux codes des recruteurs, ils n'accèderont pas aux jobs dont ils rêvent. Dernier atout de cette opération : Les tuteurs, chefs d'entreprises, commerciaux expérimentés, ont pris conscience qu'en tant que parents, nous avons tous une co-responsabilité vis à vis de l'éducation de nos enfants. En effet, lors de la réunion de synthèse de l'opération à l'IUT, à la question posée : Lisez-vous au moins un livre par mois ? 11 étudiants ont répondu par l'affirmative soit 6% du total. Le pourquoi du manque de savoir faire écrit des étudiants tient dans cette statistique. Il faut la rapprocher des 99% de jeunes qui jouent quotidiennement à un jeu vidéo (Ouest-France 23 déc. 2009) Il y a donc urgence à dire à nos jeunes d'arrêter de regarder passivement la télévision et de lire !!! Enfin, quelques questions qui dérangent : Quid de l'exemple des parents ? Les enfants ne font que reproduire ce qu'ils observent. Quid du message passé par les professeurs ? Si certains sont conscients de leur responsabilité pour accompagner les jeunes vers la réussite, pas seulement scolaire ou universitaire mais humaine, et nous en connaissons beaucoup à l'IUT de Quimper, un certain nombre d'entre eux ne connaissent le monde de l'entreprise que de très loin, n'y ont jamais mis les pieds, ont des à prioris souvent négatifs, et il y a fort à parier que l'opération 1 jour 1 métier leur ferait beaucoup de bien...
Mais ça c'est une autre Aventure...
Daniel Champs Porte Parole du Club d'entreprises de Cornouaille Dirigeant de l'entreprise Carouest.com Organisateur de l'opération 1 jour 1 métier.
|
|
Point de vue septembre 2009 : Ne tuons pas la poule aux oeufs d'or !
|
12/09/2009
|
« Ne tuons pas la poule aux œufs d’or !! (suite) »
Dans notre rubrique « point de vue » de mai, nous redoutions que certains comportements de salariés conduisent des entreprises de notre région à se délocaliser. Avec la liquidation d’AsteelFlash à Douarnenez, qui vient d’être décidée ce début septembre, nous avons là un bel exemple de ce que nous appelions «la disparition de la poule aux œufs d’or ». Rappel des faits : AsteelFlash Douarnenez, entreprise de 134 salariés, confrontée à la crise économique que chacun connaît (elle fabrique des composants en sous-traitance pour l’industrie) envisage de licencier 44 salariés en mai 2009. Le cortège désormais habituel de réactions des salariés (revendications déraisonnables, manifestations répétées, blocage de l’usine, grève de la faim), aveuglés par des leaders peu responsables, conduit à un point de non retour qui ne permet pas de trouver une issue raisonnable et rationnelle à la situation. On connaît la suite : Mise en redressement judiciaire le 18 juin, puis liquidation le 4 septembre 2009. Espérons que la liste ne s’allonge pas ! Résultat : Au lieu de 44 emplois, ce sont 134 qui disparaissent. Il va falloir maintenant que la collectivité, donc les impôts des entreprises pour l’essentiel, prenne en charge les 134 personnes qui vont chercher un emploi, de préférence dans leur secteur (on peut le comprendre). Le problème est que la Cornouaille est excentrée et que les investisseurs ne se pressent pas pour installer de nouvelles usines à l’écart des lieux de consommation des clients français ou européens. Moralité : Dans notre région et plus qu’ailleurs, notre comportement devrait être plus constructif, à la recherche d’un dialogue permanent, moins extrémiste qu’ailleurs afin de réussir plus vite qu’ailleurs les investissements de développement, de passer mieux qu’ailleurs les caps difficiles et de donner l’envie aux investisseurs de venir implanter des entreprises : ils passeront sur notre handicap d’éloignement géographique, parce que le climat social est agréable, la recherche du bon compromis est privilégiée, et la lutte des classes est un concept dépassé. Notre caractère Breton nous y prédispose, notre sérieux, notre assiduité et notre ardeur au travail sont reconnus par ceux qui nous connaissent bien. Encore faudrait-il que cette réputation passe les frontières et soit le reflet de la réalité. Au Danemark, où cette culture du dialogue social constructif est la règle depuis toujours, où le patron n’est pas perçu comme un ennemi mais plutôt comme un maillon indispensable, le chômage est à 3%.
A quand une Bretagne à la Danoise ?
Daniel Champs Porte Parole du Club
|
|
Point de vue mai 2009
|
19/05/2009
|
« Ne tuons pas la poule aux œufs d’or !! »
Le Club d'Entreprises de Cornouaille, créé en 1997, fédère aujourd'hui 54 entreprises de Cornouaille, principalement des pmi-pme, et 9000 emplois environ. A sa création en 1997, l'objectif numéro 1 du CEC était de communiquer en réseau de façon régulière, simple, directe, entre chefs d'entreprises d'une même région. Force est de reconnaître que cet objectif a été atteint en constatant les liens d'amitié qui se sont tissés au fur et à mesure des années entre des chefs d'entreprises de domaines radicalement différents, mais tous unis par leur attachement à la Cornouaille dans laquelle ils aiment exercer leur activité et tout simplement vivre, notre région est tellement belle... Le second objectif était d'influer, dans toute la mesure du possible, sur les décisions des responsables politiques de notre région dans le domaine économique, partant du principe simple que ce sont ceux qui font l'économie et l'emploi, les chefs d'entreprises, qui ont l'avis le plus pertinent, ou en tous les cas, le plus proche du terrain, lorsqu'il s'agit du développement économique. Sur ce point, malgré nos efforts répétés, il faut bien reconnaître que notre objectif n’est pas atteint, car les politiques, une fois élus, n'écoutent plus grand monde, en tous les cas, pas les entreprises. Bien sûr, nos contacts sont cordiaux, et même souvent amicaux, avec de nombreux responsables politiques de notre région, mais le système de décision, les services qui les entourent, sont d'une telle lourdeur que rien ne se fait à l'allure habituelle des entreprises, celle où toutes les décisions doivent être prises rapidement parce que la crise est là, que les échéances bancaires sont là et qu'il faut y faire face sous peine de disparaître. Disparaître pour un chef d'entreprise, rappelons-le, cela veut dire que tout le travail, pendant de multiples années, de création d'une équipe autour d'un projet, est non seulement détruit mais que ses propres biens sont également souvent saisis et vendus, et bien sûr, cerise sur le gâteau, il ne peut prétendre à quelque indemnité de chômage que ce soit... Ceci ne concerne bien sûr que les dirigeants de Pmi-Pme qui possèdent leurs entreprises, contrairement aux patrons salariés qui défraient la chronique en s'accordant des avantages financiers indécents, d'autant plus indécents qu’ils ne prennent le plus souvent aucun risque personnel… Nous avons donc tous intérêt à ce que la Cornouaille traverse le moins mal possible la crise actuelle, sachant que notre éloignement géographique nuit par nature à notre compétitivité pour tous les produits devant être transportés vers le consommateur, donc fragilise toutes les entreprises. Que dire de la création de la stupide écotaxe qui est ni plus ni moins un péage pour les voies express. C'est la raison pour laquelle nous sommes surpris, et inquiets, devant les actions et propos récents d'un certain nombre d'acteurs politiques et syndicaux qui semblent avoir oublié nos handicaps et agissent comme si la Cornouaille était le centre du monde. Or quelques entreprises de notre région, parmi les plus importantes, sont concernées directement par l'échelle mondiale de l'économie, et il suffirait d'une décision brutale d'un actionnaire lointain, américain ou indien par exemple, pour qu'une industrie disparaisse du jour au lendemain. Notre région s'en relèverait très difficilement et toutes les protestations ou gesticulations n'y feraient rien. Ne jouons donc pas avec le feu, la Cornouaille dispose de quelques belles entreprises qui pourraient sans problème aller ailleurs pour des raisons de coût main d'œuvre et d’éloignement, telles Armor Lux, Bolloré, Girex Mazal, Cummins etc.... Soyons attentifs, plus que partout ailleurs, à ce qu'elles se sentent soutenues, appréciées par tous, à ce que nous soyons fiers d'elles. Comme la poule aux œufs d'or, ne prenons pas le risque de la tuer...
|
|
10 résultat(s)
|
 |
  |
 |
|

© Septentrion communication 2009 |